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Combien d'aérodromes en France ?

Combien d'aérodromes en France ?

Selon le Journal Officiel du 20 février 2015, sur 486 aérodromes recensés en France métropolitaine et à l’outre-mer (hors Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna), ce sont 337 plateformes qui sont ouvertes à la circulation aérienne publique (CAP), 107 sont à usage restreint et 42 sont réservées à l’usage de l’administration (notamment aérodromes militaires). De plus, la Polynésie française compte 47 aérodromes, la Nouvelle-Calédonie 15 aérodromes et Wallis-et-Futuna 2. L’ensemble fait 550 aérodromes.


Guide du propriétaire et du gestionnaire d'aérodrome

Guide du propriétaire et du gestionnaire d'aérodrome

La France est la deuxième nation aéronautique du monde. Riche d’un réseau dense de 550 aérodromes. Elle est aussi le siège d’une industrie aéronautique puissante. Les aéroclubs constituent la première étape d’une filière de formation qui fournit la quasi-totalité des pilotes de chasse et des pilotes de ligne et de nombreux champions du monde dans des disciplines telles que la voltige, le vol à voile, ou l’atterrissage de précision. La décentralisation de 150 aérodromes civils appartenant à l'État, à vocation régionale ou locale a conduit à leur transfert en pleine propriété. Depuis le 1er janvier 2007, les nouveaux propriétaires sont désormais compétents pour définir les orientations stratégiques de développement de ces infrastructures, choisir leurs régimes de gestion et leurs exploitants, et organiser leur financement. L’objectif de ce guide est de communiquer aux responsables élus et agents des collectivités territoriales propriétaire et/ou gestionnaires d’aérodrome d’aérodromes, ouverts à la Circulation Aérienne Publique ou à usage restreint, un ensemble d’informations utiles dans les domaines réglementaires et de la gestion. Ce document est mis à jour en fonction des travaux et des études réalisées et des retours d’expérience des membres de l’Association.


Les aérodromes 10 ans après leur transfert aux collectivités territoriales

Les aérodromes 10 ans après leur transfert aux collectivités territoriales

LES AERODROMES 10 ANS APRES LEUR TRANSFERT AUX COLLECTIVITES TERRITORIALES « Attention danger » titrait la presse dans la perspective du transfert de la propriété des petits aérodromes aux collectivités territoriales à la date du premier janvier 2007 prévu par la loi du 3 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Ne craignait-on pas alors, que les élus locaux ne disposent de ces surfaces comme autant de réserves foncières destinées à satisfaire promptement les appétits de promoteurs immobiliers ou d’aménageurs en manque de zones d’activité économique ? En réalité, on ne peut ne nier que de telles convoitises aient pu exister. Cependant, force est aujourd’hui de constater que 10 ans après, l’immense majorité des 150 aérodromes transférés existent toujours et que certains ont même prospéré. Et ce n’est pas le moindre des tours de de force qui a été ainsi réalisé car, comme à l’accoutumée dans un pareil cas, l’Etat avait entamé son désengagement de nombreuses d’années auparavant tant en matière de gestion que d’investissements. D’ailleurs, n’avait-on pas vu ses services mettre en demeure les nouveaux propriétaires de se mettre en conformité à peine 6 mois suivant le transfert sous peine de voir les aérodromes fermés à la CAP ? Assurément, c’est une prouesse pour les élus comme pour les agents de s’être engagés au pied levé et dans l’urgence dans la mise aux normes des aérodromes, sans accompagnement, sans formation préalable et sans aide financière de l’Etat. Il fallait être bien convaincu pour les uns et passionnés pour les autres pour s’investir sans visibilité dans un domaine à la réglementation complexe et dans un environnement jusqu’alors inconnu, celui de l’aéronautique, bien loin des domaines d’intervention classiques des collectivités. De nouveaux métiers ont ainsi été créés au sein des communes, des syndicats mixtes, des communautés de communes ou d’agglomération, des départements ou des régions. La formation accélérée pour répondre aux nécessités du moment a été faite sur le tas, grâce notamment aux collaborations avec les usagers et avec souvent la bienveillance des services de la DGAC. Bien sûr, il fallut gagner la confiance des occupants des lieux en démontrant les compétences des agents qui intervenaient sur le terrain tout en les rassurant sur leur devenir. Il convenait aussi de faire la connaissance des riverains soucieux de la préservation de leur tranquillité, de les informer et de les rassurer. Quand les collectivités n’ont pas pris directement en mains la gestion, ils l’ont confiée aux occupants et plus rarement à des intervenants choisis à l’extérieur par le biais d’une délégation de service public. Les années passées ont aussi de prendre conscience que les aérodromes étaient aussi des espaces de vie pas seulement réservés à l’aviation. Ce sont des lieux souvent très prisés par promeneurs et par les familles et leur rôle dans la préservation des espaces naturels, d’animaux ou de végétaux remarquables apparaît de plus en plus. Tout cela s’est fait et continue de se faire dans un contexte financier tendu. Il est certain que chaque collectivité, chaque aérodrome, avec ses infrastructures et ses activités, son potentiel de développement et ses contraintes et surtout ses hommes et ses femmes, est un cas particulier. Dix ans après le transfert, le relais a été effectué et le défi a été relevé et les aérodromes ont continué à fonctionner dans des conditions améliorées. Certains se L’Association des Aérodromes Français continuera à contribuer à la mise en relation de ces acteurs et à accompagner, les propriétaires et les gestionnaires, les élus et leurs services dans la gestion de leurs plates formes. C’est sa vocation. C’est aussi sa réussite. Pascal Chauvy Délégué Général de l’Association des Aérodromes Français